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toi sans toit

toi, sans toit, moi, tu m'émeus,

sans bruit, te voilà, donc, parti,

sans voix, tu étais, comme moi,

invisible, comme un fil de soie,

mais, tu étais précieux, petit,

tu étais leur plus beau feu,

à tes parents éplorés.

 

Comment te dire adieu ?

Toi, que je n'ai vu, que couché,

Au sein de ce terrible linceul noir,

Ce cercueil sera ta maison,

tu y seras clos, demain soir,

pourtant, je crie : "non!".

 

le désespoir me transit,

l'indifférence a, encore, tué,

le serment n'est pas quitte,

ma voix va redevenir épée,

pour casser le coeur de pierre,

de tous ceux jouant les saint-fiers !

 

Moi, la sans voix, la sans-paroles, 

celle, qui, par le passé,

a prêté le serment,

de toujours parler, pour toi,

est réveillée, maintenant.

 

J'aiguise, et, prépare ma voix, 

pour ce combat, qui est ma vie,

qu'on me traite de folle,

je rétorquerai  : "- Fi ! ",

 

Qu'on m'ordonne silence,

je clamerai : " Liberté !" ;

les cailloux, que l'on me lance,

seront notre Egalité,

sache, petit, que, certains auront,

demain, une rencontre, avec la Fraternité !

 

Adieu, petit, dors maintenant,

tu n'auras plus jamais faim,

pour toi, mon enfant,

commence la nuit, sans fin.

 

Adieu, espoir de tes parents,

tu es parti, pour l'infini,

pour toi, petit enfant, 

désormais, tout est fini !

mai 2011

ACM

 

 

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Commentaires (1)

1. 27/05/2011

Grand bravo, principalement pour la troisième strophe

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