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le Phénix : vivre avec une maladie mentale !

bonjour Sourire !

Drôle de titre, n'est ce pas ?

pourquoi ce titre ?

parce que la maladie mentale peut avoir, des points communs, avec l'image, que nous avons du Phénix...

Je parle de la bestiole ou de la légende, qui brûle et renaît de ses cendres.Surpris

Être malade mentale, cela peut vouloir dire cela. je sais que, pour ceux qui n'ont jamais eu  de contact, avec ce type de maladie, ce concept peut vous paraître incongru.

Ceux qui vivent, avec une maladie mentale, le prendront, peut-être, de travers. Ceux, qui ont dans leur entourage familial, une personne souffrant d'une maladie mentale, penseront-ils, que je suis tombée, sur le crâne ? que vais je déclencher les foudres, pour les professionnels de ce domaine ?

J'ai vécu la maladie mentale, de plusieurs manières. Mais, je n'ai pas créé cette page, pour étaler mon vécu personnel, ou pleurer sur mon sort. Et, pourtant... j'ai enduré une dépression : une vraie ! pas une petite déprime, ça, non ! Celui qui songe que la  personne qui fait une dépression , se laisse vivre, n'a jamais vécu cela ou l'a mis aux oubliettes. 
La dépression, qu'est ce que c'est ?

 

  1. C'est une maladie, comme les autres, et une grande souffrance;
  2.  Cela se soigne, avec des médicaments et une thérapie ;
  3. Le premier pas, vers la guérison, c'est d'admettre que l'on fait une dépression ;
  4. le deuxième pas, c'est d'accepter de se soigner et suivre les avis médicaux, jusqu'au bout (ce n'est pas, parce que vous sentez mieux que vous devez cessez de prendre votre traitement, et, de participer à votre thérapie. votre guérison est un travail de longue haleine) ;
  5. Avoir conscience qu'une rechute est possible, donc, apprendre à identifier les signes avant-coureurs et, de suite, agir pour que la situation ne devienne pas ingérable. 

 

Je sais, que lorsqu'on vit la maladie mentale, la vie n'est pas facile. Mes filles m'ont trouvé, peu facile, à vivre ; ma famille élargie a été dépassée, ou, estomaquée, par mes sautes d'humeur. Certains ont jeté l'éponge, je ne les blâme pas du tout. Toutefois, être mis en quarantaine, pour cette raison (ce n'était pas la seule) a été la pire action, que l'on commise, à l'encontre de mes filles et de moi-même. Cela a brisé la notion de famille, pour mes filles (un mort, dans la famille : "- mais, on ne l'a jamais vu, on s'en f... ! y l'était où quand on aurait eu besoin d'elle ou de lui ! c'est d'entendre cela !). Personnellement, cela a fragilisé le mot confiance, dans autrui. Ce n'est évident, de renouer des relations, après...

que l'on soit malade, que l'on vive avec un malade, il n'existe pas de solution miracle. 

J'ai souvent regretté, que cela brise des familles.

Je sais qu'il existe des appartements thérapeutiques, mais si peu... en outre, si le malade est un des parents, les services médicaux et sociaux ont quelquefois peu de choix ou de solutions, face à la souffrance de la famille.

Combien d'enfants sont placés, en famille d'accueil ? que cela soit un placement familial ou judiciaire, le résultat est le même, au final... une fêlure apparaît  et ne cicatrise pas toujours. Même guéri, comment le parent peut reconstruire sa famille ? quelquefois, le partenaire a jeté l'éponge. 

Pouvoir accueillir, une famille, qui vit ce genre de situation, différemment, est un de mes projets.

Je pense que, le malade devrait pouvoir continuer à voir sa famille, régulièrement.

Mais, sa famille a besoin d'être protégée, de souffler un peu, voire de suivre une thérapie familiale. Parce que vivre, avec un malade occasionne des souffrances et des blessures. Que le malade soit un enfant ou le parent de la famille, le fait est là : la famille, qui l'entoure, a vécu l'enfer.

Surtout, qu'avant de savoir, qu'une personne souffre de ce genre de maladie, un certain temps s'écoule. tout le monde souffre et s'essouffle, autour du malade.

Je pense à un système, qui permettrait aux familles de souffler, de recommencer à vivre normalement, tout en permettant que le lien, avec le malade perdure.

j'ai pensé, à un système de famille d'accueil (pourquoi ne pas la nommer famille thérapeutique), qui intégrerait la famille du malade, en son sein, tout en lui permettant de garder une certaine indépendance.

On pourrait dire, que cela serait une sorte de colocation....

un endroit, avec une partie, pour la famille thérapeutique, un autre pour le malade et un troisième pour la famille du malade. Dans la même maison ou le même appartement ? non, pas assez facile à gérer. plutôt un systéme qui, comme, pour la colacation permettrait d'avoir pour chacune des parties, un coin à elle, et d'avoir des pièces communes où elles pourraient se réunir.... deux appartements, dans une maison, avec une série de pièces permettant la réunion, des uns et des autres.

Cela peut être une pièce, pour que les enfants puissent faire leur devoir : de cette façon, soit la famille d'accueil, dans un premier temps, pourrait "aider" les enfants, pour les devoirs, dans un 2ème, cela pourrait s'effectuer conjointement, avec la famille et, surtout avec le parent malade, et, dans le dernier temps, la famille génétique gérerait cet aspect de la question. Cela éviterait une cassure complète, entre les enfants et le parent malade.

Une salle à manger commune pourrait s'avérer utile... pour les grandes occasions, au début, pour les week-end, certains jours de la semaine.

les autres fois, tant le malade ne sent pas bien, ne va pas fort, il n'aurait pas l'obligation de manger, avec ses enfants ou même sa famille génétique... c'est important, que chacune des parties puissent, avoir son appartement, où il peut vivre. A dire vrai, il faudrait aussi un coin, pour le malade mental, pour que sa famille, autre, que ses enfants puissent souffler... c'est plutôt compliqué, à expliquer.... le malade a besoin d'être protègé, les enfants aussi, sa famille également et, pourtant, ils ont tous besoin de garder des liens, de rester une famille.

N'oubliez qu'une famille vivant, avec un malade mental, a perdu certains points de repères, voire, ne sait plus, ce que signifie vivre normalement et en paix. Est ce qu'on pourrait dire, que la famille a perdu le mode d'emploi de la vie ? c'est vrai, d'une certaine façon.

En outre, les proches et les amis ont eu tendance à s'éloigner. la maladie mentale effraie et, cela conduit certains à pratiquer la quarantaine ou l'exclusion. C'est cruel, mais, c'est un fait !

Au fur et à mesure, que le malade irait mieux, il pourrait être réintégrer, sa famille, la famille d'accueil pouvant servir de guide, de béquille, pour chacun.

le mode opératoire doit encore être travailler. 

Je pense, que le fait, que cette entité soit intégrée, dans le village, que je souhaite voir renaître, peut sembler effrayant. je le comprends sans peine. 

Mais qui dit malade,  dit soignant.... donc, cela pourrait être un plus, pour tous.

En outre, les malades sont capables de travailler, lorsque la thérapie commence à porter ses fruits. D'ailleurs, le travail peut faire parti du processus de guérison.

Comme vous le devinez, mon but est la guérison et l'intégration.... éviter des familles brisées.

que vous soyez malades, famille de malades, soignant ou personne interpellée, par cette gageure, j'attends votre avis, vos opinions et vos idées.

A plus !

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