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Introduction 2
voici, donc la suite des aventures de Solène. Vous êtes vous, déjà retrouver seul(e), dans une situation dangereuse ou inhabituelle ? Pourquoi ? Comment ? Quoi ? Qui ? Qui ou quoi, vous a permis de garder la tête, hors de l'eau ? En outre, ne croyez pas que nous laissons tomber le meurtre de Mademoiselle Sergent.
Solène est perdue, dans ses pensées, lorsqu'il lui semble entendre un brouhaha. que se passe t-il donc, encore ?
Elle tourne la tête, en direction des baies vitrées. les autres élèves ont eu le même réflexe, les pions aussi....
le brouhaha devient vacarme, tempête, cyclone.
C'est terrifiant : Solène a vu le reportage, sur le tsunami, voilà bien longtemps. pourquoi pense-t-elle à ce reportage, maintenant ?
Le bruit devient insoutenable !
Tous commencent à distinguer une vague, une marée humaine hurlante et gesticulant, à qui mieux mieux !
"- On nage en pleine science-fiction, en plein délire, s'étonne Soléne."
Une multitude de gens envahissent le collège. ils vocifèrent. ils sont tellement nombreux, que certains grimpent dans les arbres, mais, tous semblent serrés, comme des sardines, dans une boite. il parait impossible de les compter.
Alors qu'ils "stationnaient", à l'extérieur des bâtiments, voici que d'un seul élan, ils se ruent, à l'intérieur de ces derniers.
Que veulent-ils ? Que va-t-il se passer ?
les forces de l'ordre sont été laminées, par cette vague humaine.
un élève crie :
"- ils vont nous tuer, ils ont tué les flics !"
Solène et ses camarades entendent des coups de boutoirs, contre les deux portes. On se croirait, dans un château-fort assiégé, comme au Moyen-Age.
les deux portes s'écroulent comme un seul homme. tous les élèves et les pions pâlissent. les fenêtres sont fracassés, avec des barres de fer et de pierres.
Solène plonge sous le bureau, maigre protection, contre ces fou-furieux. Elle reste tapie, en croisant les doigts, pour ne pas être découverte.
Une voix hurle : "
- on va tout casser, on va leur faire payer, ça va saigner !
C'est une voix jeune, d'autres cris juvéniles se font mettent à entonner un slogan :
" - Avec nous ! avec nous ! Sans nous, c'sera à genoux, dans les cailloux, une corde au cou, au cimetière, sans les choux ! "
Solène se risque un oeil. On dirait des collégiens, d'autres établissements, et, des lycéens, ainsi que ( Solène se frotte les yeux) des écoliers.... Combien de majeurs, parmi eux ? Peu, mais, ils ont tous, un air patibulaire, affamé de violence gratuite.
Solène serre ses poings, les lèvres et, ralentit sa respiration. Elle doit rester calme, immobile, pour le moment.
Soudain, une constatation explose dans son esprit : la sonnerie de 10 h. Si des parents sont entrés, des élèves ont pu prendre la poudre d'escampette. Elle regarde sa montre, voit qu'il est, déjà, presque 11 heures 40. Cela faisait combien de temps, entre l'arrivée des parents et celui des émeutiers ?
la cacophonie a commencé, aux environs de 10 h 50. Il est certain, qu'elle n'a pas pu entendre les sonneries de 11 h: trop de boucan ! A moins que les sonneries aient été sabotées, cela semble aussi possible.Solène se dit que les élèves sortis ont dû donner l'alarme, devant l'entrée des collèges, des lycées et des écoles primaires...
Les forces de l'ordre ont mauvaise presse, ici, depuis quelques temps... des bavures... qui ont été sanctionnées, mais au yeux des habitants, les sanctions ont commentées, comme bien faibles. Un civil aurait aurait été emprisonné, pour un certain temps... Alors que, ces messieurs de la force de l'ordre, qui ont déshonoré leur uniforme, et, piétiné la loi, ont été mis à pied, temporairement et, mutés.... les habitants ne sentent plus en sécurité, lorsqu'ils croisent un policier ou un gendarme. Les femmes sont celles, qui sont convaincues, de finir aux urgences. Elles n'osent mettre le nez dehors, le soir, depuis les "bavures". Même la journée, elles préfèrent, sortir en troupeau, et, si, un homme se trouve avec elles, elles arrivent, presque, à respirer sans peur.
Les élèves du collège de Solène ont dû mettre le feu aux poudre. ILs ont pu penser et clamer, qu'un massacre était en route : qui sait ?
la jeune fille entend des vociférations des uns et des autres..... ils partent à toute allure... Que vont-ils inventer ?
Elle patiente, sous la table. Quelques minutes de plus, dans cette position inconfortable, ne changeront rien.
Rien. le brouhaha s'éloigne.
Solène sort, se met debout, et constate un champs de ruines. Enfin, cela ressemble à un champ de bataille : des éclats de verres jonchent le sol , les portes ne sont plus là. les bureaux et les chaises sont entassés contre le fond de la salle. Le tableau a été mis descellé du mur et repose sur le sol. Solène s'approche, elle se bouche le nez et manque de rendre le contenu de son estomac. ils ont uriné dessus, de la matière fécale le macule. Elle sursaute, elle vient de s'apercevoir, que l'on a tracé dessus un cercle, avec le féccès, et, au centre, une main est clouée, avec un couteau. Elle jurerait que c'est la main d'un homme, peut-être, celle d'un des pions.
Elle doit sortir d'ici. Elle avance à pas lents, jusqu'à atteindre la porte du fond. Elle penche la tête, dans le couloir. il lui semble ne voir personne.
Elle pose un pied, puis l'autre, dans le couloir. Aïe ! quelqu'un se trouve là, il lui tourne le dos. Ouf ! il s'éloigne. Sauvée, pour le présent immédiat.
Solène sait, que si elle quitte ce bâtiment, le danger sera trop immense. elle doit se trouver une solution, pour rester en un seul morceau.
Elle doit s'abriter, dans un coin calme, peu connu, et que l'on peut clore de l'intérieur. Pas facile.
EUREKA !
1. 06/12/2010
Vraiment très palpitants les émois de Solène,et la tournure de l'écriture, est vraiment amusante et actuelle. Bravo ! continuez à nous régaler...
Danielle Butin