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Solène : la guerre ou la folie !

Introduction 2

voici, donc la suite des aventures de Solène.  Vous êtes vous, déjà retrouver seul(e), dans une situation dangereuse ou inhabituelle ? Pourquoi ? Comment ? Quoi ? Qui ? Qui ou quoi, vous a permis de garder la tête, hors de l'eau ?  En outre, ne croyez pas que nous laissons tomber le meurtre de Mademoiselle Sergent.

CHAPITRE V : La Folie !!!

Solène est perdue, dans ses pensées, lorsqu'il lui semble entendre un  brouhaha. que se passe t-il donc, encore ?

Elle tourne la tête, en direction des baies vitrées. les autres élèves ont eu le même réflexe, les pions aussi....

le brouhaha devient vacarme, tempête, cyclone.

C'est terrifiant : Solène a vu le reportage, sur le tsunami, voilà bien longtemps. pourquoi pense-t-elle à ce reportage, maintenant ?

Le bruit devient insoutenable !

Tous commencent à distinguer une vague, une marée humaine hurlante et gesticulant, à qui mieux mieux !

"- On nage en pleine science-fiction, en plein délire, s'étonne Soléne." 

Une multitude de gens envahissent le collège. ils vocifèrent. ils sont tellement nombreux, que certains grimpent dans les arbres, mais, tous semblent serrés, comme des sardines, dans une boite. il parait impossible de les compter. 

Alors qu'ils "stationnaient", à l'extérieur des bâtiments, voici que d'un seul élan, ils se ruent, à l'intérieur de ces derniers.

Que  veulent-ils ? Que va-t-il se passer ?

les forces de l'ordre sont été laminées, par cette vague humaine.

un élève crie :

"- ils vont nous tuer, ils ont tué les flics !"

Solène et ses camarades entendent des coups de boutoirs, contre les deux portes. On se croirait, dans un château-fort assiégé, comme au Moyen-Age.

les deux portes s'écroulent comme un seul homme. tous les élèves et les pions  pâlissent. les fenêtres sont fracassés, avec des barres de fer et de pierres.

Solène plonge sous le bureau, maigre protection, contre ces fou-furieux. Elle reste tapie, en croisant les doigts, pour ne pas être découverte. 

Une voix hurle : "

- on va tout casser, on va leur faire payer, ça va saigner !

C'est une voix jeune, d'autres  cris juvéniles se font mettent à entonner un slogan :

" - Avec nous ! avec nous ! Sans nous, c'sera à genoux, dans les cailloux, une corde au cou, au cimetière, sans les choux ! "

Solène se risque un oeil. On dirait des collégiens, d'autres établissements, et, des lycéens, ainsi que ( Solène se frotte les yeux) des écoliers.... Combien de majeurs, parmi eux ? Peu, mais, ils ont tous, un air patibulaire, affamé de violence gratuite.

Solène serre ses poings, les lèvres et, ralentit sa respiration. Elle doit rester calme, immobile, pour le moment.

Soudain, une constatation explose dans son esprit : la sonnerie de 10 h. Si des parents sont entrés, des élèves ont pu prendre la poudre d'escampette. Elle regarde sa montre, voit qu'il est, déjà, presque 11 heures 40. Cela faisait combien de temps, entre l'arrivée des parents et celui des émeutiers ?
la cacophonie a commencé, aux environs de 10 h 50.  Il est certain, qu'elle n'a pas pu entendre les sonneries de 11 h: trop de boucan ! A moins que les sonneries aient été sabotées, cela semble aussi possible.Solène se dit que les élèves sortis ont dû donner l'alarme, devant l'entrée des collèges, des lycées et des écoles primaires...  

Les forces de l'ordre ont mauvaise presse, ici, depuis quelques temps... des bavures... qui ont été sanctionnées, mais au yeux des habitants, les sanctions ont commentées, comme bien faibles. Un civil aurait aurait été emprisonné, pour un certain temps... Alors que, ces messieurs de la force de l'ordre, qui ont déshonoré leur uniforme, et, piétiné la loi, ont été mis à pied, temporairement et, mutés.... les habitants ne sentent plus en sécurité, lorsqu'ils croisent un policier ou un gendarme. Les femmes sont celles, qui sont convaincues, de finir aux urgences. Elles n'osent mettre le nez dehors, le soir, depuis les "bavures". Même la journée, elles préfèrent, sortir en troupeau, et, si, un homme se trouve avec elles, elles arrivent, presque, à respirer sans peur.

Les élèves du collège de Solène ont dû mettre le feu aux poudre. ILs ont pu penser et clamer, qu'un massacre était en route : qui sait ?   

la jeune fille entend des vociférations des uns et des autres..... ils partent à toute allure... Que vont-ils  inventer ?

Elle patiente, sous la table. Quelques minutes de plus, dans cette position inconfortable, ne changeront rien.

Rien. le brouhaha s'éloigne.

Solène sort, se met debout, et constate un champs de ruines. Enfin, cela ressemble à un champ de bataille : des éclats de verres jonchent le sol , les portes ne sont plus là. les bureaux et les chaises sont entassés contre le fond de la salle. Le tableau a été mis descellé du mur et repose sur le sol. Solène s'approche, elle se bouche le nez et manque de rendre le contenu de son estomac. ils ont uriné dessus, de la matière fécale le macule. Elle sursaute, elle vient de s'apercevoir, que l'on a tracé dessus un cercle, avec le féccès, et, au centre, une main est clouée, avec un  couteau. Elle jurerait que c'est la main d'un homme, peut-être, celle d'un des pions. 

Elle doit sortir d'ici. Elle avance à pas lents, jusqu'à atteindre la porte du fond. Elle penche la tête, dans le couloir. il lui semble ne voir personne.

Elle pose un pied, puis l'autre, dans le couloir. Aïe ! quelqu'un se trouve là, il lui tourne le dos. Ouf ! il s'éloigne. Sauvée, pour le présent immédiat.

Solène sait, que si elle quitte ce bâtiment, le danger sera trop immense. elle doit se trouver une solution, pour rester en un seul morceau.

Elle doit s'abriter, dans un coin calme, peu connu, et que l'on peut clore de l'intérieur. Pas facile.

EUREKA ! 

 

CHAPITRE VI : L'ABRI !

Le laboratoire !

Dans le collège de Solène, certains professeurs sont, non seulement, passionnés par leur métier, enfin, par la matière qu'ils enseignent, mais aussi, ils vivent, des passions, des hobbies qu'ils tentent de partager, avec le plus grand nombre, en l'implantant, dans le collège. Son professeur de physique, qui enseigne le dessin industriel (Solène lui flanque une déprime, chaque fois, qu'il doit noter, un de ses dessins), ainsi que la physique, est un passionné du monde stellaire, et, il a aménagé, sur le toit le plus haut du collège, un observatoire... sa passion : les étoiles et l'univers... la vie (peut-être : ailleurs que sur la planète bleue). Ma foi, il a convertit quelques élèves, quelques professeurs, et le principal du collège.....
Un des professeur de français est féru des langues mortes, des dialectes et des patois. Chaque année, il organise, avec ses "disciples", une journée complète, en rapport, avec une de ses langues. L'année dernière, ils avaient choisi le latin, et reconstitué, diverses scènes de vie du citoyen romain, et, mis à contribution, les cuisiniers de la cantine centrale, pour un banquet, digne de Cléopâtre et de Jules César. Solène doit bien admettre, que cela l'a bien divertie, et, certains plats ont été une bonne surprise. 

Son professeur de sciences naturelles passionnée, par les poissons, crustacées et mollusques, a installé  un laboratoire. on peut le fermer de l'intérieur, pour être tranquille, lors des expériences... Son professeur tente de préserver des espèces, et, d'inciter ces chères bestioles, à la reproduction. La porte a été blindée, certains poissons valent vraiment chers, et, sa professeur tient à protéger ses amis. Aucune fenêtre, mais une ventilation manuelle, sur l'extérieur.

"Voilà ! la planque idéale", songe Solène, en se dirigeant vers ce laboratoire.

"Super ! la clé est restée, sur l'extérieur de la porte, murmure Solène."

Elle entre , à pas feutrés, la tête rentrée, dans les épaules, paumes positionnées, à la verticale, coudes pliés, à angle droit, genoux légèrement fléchis, un peu, comme si elle amorçait la position assise. De cette façon, elle pourra repousser un assaillant ou un intrus, dans le laboratoire, sans choir, sur son séant. Son professeur judo leur avait expliqué, l'année dernière, que cette position neutralise un adversaire, de même niveau, et pouvait stopper quelqu'un, qui n'a aucune notion de judo, ou, tout au moins, le retarder... le temps de prendre ses jambes à son cou, un répit, de trouver un abri, ou, la possibilité d'alerter quelqu'un.
"Ouf ! " le laboratoire est vide. Solène entre, en enlevant la clé, à l'extérieur. Elle clos la porte, tourne la clé, dans la serrure trois points, et, termine de sceller cette entrée, en tournant, les quatre verrous. Une vraie maniaque de la sécurité, pour ses chers animaux à sang froid, dans tous les sens du terme.

Voyons l'inventaire des ces chères petites choses:

  • des poissons d'eau douce, plus ou moins rares, 
  • idem pour ceux étiquetés "eau salée", 
  • des crustacés, 
  • des mollusques... tous ces gentilles petites choses valent du fric, du moins certaines... 
  • la dernière invention de cette prof est encastrée, dans le sol. une baignoire à remous, pour un élevage de méduses.... "Breuh... Berck..." : commentaires de beaucoup qui voient ces fichues méduses, pour la première fois.

Solène admet volontiers que les méduses ne sont un animal de compagnie idéal. Vraiment, non !
Elle dispose, par son oncle, d'une indication, sur la passion de sa professeur, pour ces animaux à sang froid... Sa prof aurait voulu agrandir le laboratoire, et pouvoir installer un couple de requins... Un veto de l'académie a saboté ce projet. " Tant mieux !  Houra ! " avait piaillé Solène, à l'époque. Imaginez un collège avec des requins ? ! Déjà, qu'une baignoire à remous pour méduses n'est pas chose anodine, alors des requins ?

Notre colombe continue son épluchage des lieux... Une méduse, une anémone ou un poisson, un morceau d'aquarium, ou des produits chimiques quelconques sont des armes défensives potentielles... Oh ! Oui ! Solène la colombe n'a pas l'intention de mourir, sans occasionner des dégâts... Elle ignore si, le moment venu, elle sera capable, de se défendre ou de passer aux actes. Cependant, chercher, trier et extrapoler ce qu'il y a, à sa disposition, lui permet de tenir sa terreur en laisse, comme un chien muselé impitoyablement.

Solène découvre, que l'accès à l'eau potable n'a pas été bousillé : un bon point ! On ne peut tenir plus deux jours, sans eau. Certes, elle se serait contrainte à boire, l'eau des poissons douce,... Notre jouvencelle, depuis le temps, et, avec la présence de l'eau, ressent une envie pressante d'uriner. Où ? Pas question de ressortir ! Elle ouvre un ou deux placards, sous les aquaruims, et, décèle un aquarium vide de quarante litres... Son petit problème a trouvé sa chaussure, enfin, sa solution.... Notre brindille qui émerge de l'enfance et entre à peine dans l'adolescence est fort réconfortée, de ce fait-là... (Retrouvez vous, dans un lieu public, sans lieu d'aisances, à proximité, avec une envie urgente, vous verrez, que vous changerez d'opinion, sur l'endroit en question... Même, s'il s'agit de votre lieu de paradis, il pâlira, dans votre estime.) 

Une fois soulagée, Solène entend son estomac gargouillé. La bouffe, pour les poissons, en paillettes tiendrait des aliments, qu'elle ne pourra ingurgité, qu'avec des hauts le coeur... Heureusement, il y a un frigo congélateur, dans ce laboratoire : certains poissons sont, comme Solène : une chance ! Elle respire un grand coup, avant d'ouvrir la porte du frigo.... après, ce sera la porte de la partie congélateur. Elle ignore ce qu'elle va trouver, et, si, cela sera comestible, pour un humain.Au pire, il lui restera certains locataires des aquariums. la porte consent s'entrebâiller, et, gros lot pour Solène... Sa prof et deux de ses collègues ont laissé leur gamelle de midi, dans le frigo. "Pas réglementaire du tout, s'exclame la brindille en son fort intérieur, mais, tant mieux pour moi ! De quoi tenir plusieurs jours, en faisant attention..." Solène s'est figée et assimile le fait qu'elle envisage un siège.

Oui, un siège  ! Comme on raconte, dans les histoires du Moyen-âge. Est ce qu'elle est serait folle-dingue ? Ou, est ce que ce sont les autres, qui sont siphonnés ? Enfin, une certitude, celui ou celle qui a déclenché tout ce remue-ménage, en provoquant le décès de Mademoiselle SERGENT, ne devait guère se douter, que l'on débouchera, sur un tel cataclysme. Solène le présume, sinon, cela voudrait signifier préméditation.

Son père serinait, souvent,s que si la vie vous donne un citron amer, on doit le convertir en limonade? Quelles décisions auraient prises son père, dan un tel cas de figure ? Et, sa mère, aurait-elle agi d'une manière différente ? Son oncle, oui, son cher oncle, qu'aurait-il préconisé ? Pour une fois, Solène serait ravie de le voir son oncle. Quitte à encaisser une raclée (même, qu'elle bénirait Dieu et tous les disparus), si son oncle était venu la chercher tout à l'heure, elle lui aurait sauté au cou. Comme quoi, dans certaines situations, celui que l'on déteste, peut prendre le prénom de Désiré !

 
Chapitre VII : Monsieur, sommes-nous au Moyen-Âge ?

Que se passe-t-il, dehors ? Oui, à l'extérieur du collège ?

Tiens ! Nos policiers sont indemnes : couverts de bleus et d'égratignures... en état de choc... leurs collègues, les questionnant, obtiennent des réponses inexploitables... On dirait des disques rayés... présents physiquement, mais, mentalement, toujours, ils se trouvent toujours, là-bas,.. au milieu du raz de marée humaine... l'impression d'être un fétu de paille emporté, par une déferlante... voilà  ce qu'il serinent, à qui veut-tu que voilà... quelque part : la honte de ne pas avoir fait face... le soulagement d'être en vie.... la question : comment est ce que je suis arrivé, ici ? Voilà... nous dirions que bien entraînés, ils n'étaient pas vraiment paré, à affronter cette sauvagerie. Qui le serait, d'ailleurs ?

Tous les enseignants, le personnel administratif, les pions et leurs responsables, le principal et son principal adjoint ont, tous pu évacué les lieux. Le dernier pion sorti, a causé un choc. Enfin, la présence de sa main, dans un sac en plastique, avec glaçons, qu'un élève transportait, a provoqué un émoi certain. L'élève tenait de la main gauche, le sac bien en évidence, et soutenait de l'épaule droite, le pion, qui vacillait, sur sur ces jambes. L'élève :  c'est Yannou (le petit coeur de Solène). Il a assisté, à l'amputation (la hachette qui sert, à Dieu sait pour les incendies, a été le scalpel). Yannou a suivi le mouvement, lorsque les autres sont partis (envie de rester en vie). A un moment, les autres se sont lassés du pion, et, l'ont laissé choir, au milieu du préau B. Yannou  a ralenti le pas, s'est arrêté, a patienté, puis, a récupéré le pion. Ce dernier a cru  qu'on voulait l'achever... il a été rude à maîtriser. Yannou l'a planqué (être un leader lui a permis de visiter le collège, dans ses moindres interstices), est parti prélever des glaçons, dans la cuisine de la cantine (difficile de trouver ces fichus glaçons et deux sacs), a été quérir la main (qu'il a mis dans un premier sac, a enfilé ce dernier, dans le second rempli, de glaçons), et a été saisir le pion, pour le sortir de ce guêpier. 
A peine arrivé, Yannou est reparti en clamant qu'il y avait sûrement d'autres pauvres hères à secourir; et, qu'il n'ait point lâche ! La vélocité pleine démonstration, parc qu'il n'était plus là....  

Le maire est là, avec le membre du conseil de l'opposition... le seul qui, qui était disponible... Même, si, ces deux personnes se rangent rarement du même avis ; là, ils font front ensemble... tout un monde vient de débarquer : plusieurs escadrons de gendarmes, des CRS, des policiers de la ville de Lyon, plusieurs régiments de militaires, ... c'est impressionnant et formidable, de voir, tous ces gens compétents prendre les choses, en main... le préfet de région a débarqué et s'est dirigé droit, vers le quartier général, une immense toile de tente (un marabout). Le maire et son conseiller ont bien tenté d'entrer, mais ont été refoulés.... leur univers se trouve à l'envers ! Toute cette agitation leur serre le coeur et les tripes.... Cela parait de très mauvaise augure, ils se sentent, comme des étrangers, dans leur propre commune. Maintenant, peu leur importe, ce qu'on pu fabriquer les mômes, ils sont morts d'angoisse, pour tous ceux qui se trouvent encore, à l'intérieur du collège, mais, aussi, pour ceux qui se trouvent, à l'extérieur...  un coup de feu, une fusillade, une hécatombe deviennent un acte terriblement possible ou probable... Ils sentent, qu'on leur cache une écqueville, aucun doute, pour eux. Ils tentent de joindre et d'alerter, via leur portable, leur seul atout : les journalistes ! Enfin ! l'un d'eux répond à leurs tentatives désespérées, il écoute et questionne le maire : 

" - Est ce que c'est la guerre ? Sommes nous, au Moyen-âge, Monsieur ?

  - Mon petit, venez, par pitié, venez, tout cela ne me dit rien de bon ! votre présence et votre témoignage permettra une vraie justice, d'éviter, peut-être un dérapage, vous pourrez revendiquez d'avoir sauver ma commune... je vous en supplie, mon petit ...

  - calmez-vous ! je rameute des collègues, je saute, dans ma voiture et j'arrive... je terminerai à pied... en passant par le cimetière, je serai à deux pas... courage, tenez bon !"

Pourquoi diable tout ce foin ? Parce qu'y a eu des communes, voici peu, qui ont "explosé" tout feu tout flamme, et, que les forces de l'ordre en ont pris plein la gueule... on pourrait, donc, supposer que certains ont décidé de frapper un grand coup... peu leur chaut, qui a tort ou raison ! un exemple, qui marque les esprits, voilà le mot d'ordre, qui court et se relaie auprès de ceux qui doivent agir... Que cela leur plaise ou non, ils devront obéir et suivre les consignes : point ! Tant pis pour la casse, les bavures et (on chuchote) les morts !

Donc, vous comprenez, un peu mieux, la nervosité du maire  et son frère ennemi du conseil municipal. Vous détestez quelqu'un, n'être d'accord, sur rien, avec cet individu et vous retrouver dans une situation où vous sentez comme une seule âme. Comme on dit, chez nous, voilà qui remet les pendules, à l'heure... Nos deux vieux adversaires aimeraient avoir, sous la main, leur chef de parti respectif... Y entendrait parler du pays : tiens ! Dire que l'un est premier ministre et l'autre président... comme cela arrive, l'opposition doit marcher avec la majorité.... pas facile pour personne... n'empêche que là, la moutarde commence à leur monter, à nos compères. est ce que c'est pour cela qu'ils ont allumé, les deux "jeunots" du conseil municipal, qui viennent de débarquer. Faut dire qu'ils l'ont cherché, ces "gones" comme clament nos deux vieux routards : l'un avait un message, du nouveau grand chef du parti de l'opposition, du style "à genoux et fermez", et, l'autre voulait que ça saigne de suite...:

" - A-t-on idée d'être aussi que détramé que cela ? Vous n'auriez point de cervelle de canut, dans le ciboulot, c'est-y-pas, tous les deux ? a crié le maire
  - Vous cherchez à prendre des gadins, dans la tronche ! a aboyé son adversaire de toujours"

les deux vieux cogitent à deux cent à l'heure, et leurs cadets se tiennent cois. ce qu'il y a de comique, c'est chacun d a connu Mai 68 : les jeunes du côté lanceurs de pavés et, les deux anciens de l'autre côté ; et, voilà, que l'on songerait presque, qu'ils ont interverti les rôles...  Cependant, nos deux "jeunes" de 30 piges commencent  à réaliser que la situation est vraiment anormale.

D'abord, on leur a refusé le passage, pour repartir, à l'hôtel de ville et, ils ont vu les véhicules des forces de l'ordre et ceux des militaires partir. Si, pendant quelques secondes, ils se sont persuadé que c'était fini.. ils ont vite déchanté.... tous les véhicules ont été garé collé cul contre tête ; et, vu le nombre, cela encercle la commune d'une ceinture armée.. l'un d'eux l'a constaté, en grimpant, le long d'un poteau EDF... Il failli prendre un coup de matraque en redescendant... Nos quatre membres du conseil municipal ont vraiment la trouille. Oui, la trouille, comme, on en  éprouve peu de fois, dans son existence : celle qui provoque des vapeurs, à votre tocante, qui vous met le cerveau, sous la plante des pies, vous visse les quilles, jusqu'au trente-sixième sous-sol, et vous retourne, vers l'enfant impénitent,  que vous étiez !

 



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Commentaires (1)

1. Butin Danielle 06/12/2010

Vraiment très palpitants les émois de Solène,et la tournure de l'écriture, est vraiment amusante et actuelle. Bravo ! continuez à nous régaler...
Danielle Butin

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