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Vous parlez de Saint-Laurent-du-Pont, c'est vous ouvrir une fenêtre, sur mes racines paternelles, sur mes vacances d'adolescente... mais, c'est également une petite ville, avec son histoire, son patrimoine, son activité commerciale, industrielle et touristique, sans oublier ses habitants. Ce sont eux, les plus importants, n'est ce pas ?
Sans âme humaine, un lieu-dit, un village ou une ville n'existe plus. Il me semble que l'on appelle cela, des fantômes.
Saint-Laurent-du-Pont, au début, était construit en bois, pour la majorité. Une charette de foin en feu, traîné par un cheval fou de peur, a réduit le village en cendre. les survivants ont dû leur salut, parce qu'ils ont traversé le Guié, petit cours d'eau, qui traverse Saint-Laurent-du-Pont.
D'ailleurs, le village s'appelerait Saint-Laurent, si un pont n'avait pas été bâti, pour traverser le cours d'eau en question.
Donc, le village a été reconstruit en dur, pour éviter que ce type "d'accident" ne se renouvelle.
Mais le "cinq-sept", me direz-vous ?
Il s'agit d'une autre époque (le premier incendie se situe, au moyen-âge) et d'autres circonstances. le "cinq-sept" était une boite de nuit, bâtie dans des matériaux hautement inflammables. Cela s'est passé, pendans une nuit de novembre. Beaucoup de gens sont morts : les issues de secours s'ouvraient vers l'intérieur (je pense que c'est l'une des raisons, pour lesquelles, maintenant, toutes les boites de nuit ont des issues de secours s'ouvrant vers l'extérieur), les gens se sont rués sur les portes, et, ont, probablement voulu les pousser, ceux qui venaient derrière, poussaient, eux aussi; n'oublions que le plafond et les murs ont fondu, dégageant des fumées nocives et mortelles, les plastiques les ont brûlé vifs ; quand, aux entrées, infranchissables, des portillons, des barres d'aciers s'entrecroisant du sol au plafond. Des gens ont sûrement essayé d'écarter les barres, sans résultat.... lorsque vous allez visiter le monument dressé, à la mémoire des morts, si vous allez derrière le monuments, vous verrez que l'on a laissé les portiques en question... On comprend de suite, pourquoi, les gens n'ont pas sortir par l'entrée.
Cette nuit, un nombre impressionnant de gens sont morts, trés peu ont survécu... beaucoup de points sont toujours, dans l'ombre. Mais , le chagrin des parents et des amis de tous ces morts résonne, toujours, à l'heure, où j'écris ces lignes.
Saint-Laurent-du-Pont appartient au département de l'Isère et, donc, de la Région Rhône-Alpes. Si, vous avez entendu parler des Chartreux, de Saint-Pierre-de- Chartreuse, de Voiron, de Grenoble, .... vous arriverez à le situer géographique. Il fait partie de la Grande Chartreuse.
Situé en dessus de Saint-Pierre-de-Chartreuse et de Miribel-les-Echelles, il situe, dans une plaine. Les anciens racontent qu'un lac immense se dressait là, avant, l'arrivée des Romains, mais que ceux-ci ont contraint les prisonniers de guerre et les esclaves à creuser les Gorges de Chailles, pour vider le lac en question. J'ignore si cela tient du conte de fée, mais, il se peut qu'il y ait là, une part de vérité.
Les scientifiques vous démontreront que l'érosion a creusé les Gorges de Chailles... Qui a raison, qui a tort ?
Une chose de sûr et de certain, c'est qu'une étendue d'eau importante devait exister, à cet endroit, parce qu'il reste une tourbière, et, mon père disait que jamais, il n'irait s'y promener, parce qu'il y avait des risques d'être englouti, par des "sables mouvants". Par contre, la tourbière, avec le temps et son utilisation intempestive a bien diminué.
Je sais, que le plus ancien quartier se nomme "Le Revol", que les autres quartiers me pardonnent, mais, j'ai un trou de mémoire, et ne veux point prendre le risque de les rebaptiser. Mais, promis, bientôt vous serez là, présent, dans cette page.
Ma famille a vécu, au bout de la rue de la "Grande-Chartreuse". Une place avec une fontaine se dresse, à proximité. j'ai passé toutes vacances d'adolescente et une partie de ma jeune vie de maman célibataire, dans cette maison. Cette maison frappée d'alignement, a été démolie, en 1988/89, un immeuble a été construit, à sa place.
Mes parents n'avaient pas de voitures, donc, soit nous étions véhiculés de Lyon jusqu'à Saint Laurent du Pont, par notre famille ou par nos familles, soit, nous utilisions les transports en commun. Nous prennions le train jusqu'à Voiron, et un bus qui faisant son terminus, à Saint-Laurent du Pont, avenue de la Grande Chartreuse (est ce que ce bus continue de circuler ?), quelquefois, nous empruntions un bus qui a partait de Lyon et faisait terminus, aux Echelles. Après, soit, on appellait un taxi, soit quelqu'un venait nous chercher en voiture... Même si c'était toute une aventure, j'ai pu apprendre grâce à mes parents, qu'il existe des solutions alternatives, à la voiture.
Je vous me souviens, de ma mère allant au pressing pour le linge ou le lavant à la main (nous n'avions pas de machine à laver, dans cette résidence secondaire).... D'ailleurs, maintenant que j'y pense, moi, aussi, j'ai lavé le linge manuellement... je peux vous garantir que vous comprenez, aprés quelques lessives ce que nos ancêtres vivaient et, pourquoi, nos grand-mères et nos mères ont autant béni l'invention de la machine à laver.
la livraison de stères de bois pour le chauffage m'a profondément marqué... pour plusieurs raisons, cela un tas de buches assez conséquent, impressionnant. On nous le livrait en vrac devant chez nous, dans l'allée commune... Aprés, toute la famille transportait ces buches, jusqu'à la remise au fond du jardinet,... donc, nous traversions la maison, le jardinet et déposions notre chargement.... ce qui me permet d'affirmer qu'il y avait beaucoup de buches, c'est que cela nous prennait au minimun, une demi journée, pour transporter le tout... Nous étions quatre, pour effetuer cette corvée : mes parents, mon frère et moi.
Nous allions nous promener, du côté de Vilette quelquefois, lorsque nous étions là, nous allions jusqu'à la décharge publique, puis, on continuait et on tombait, sur la route de Grenoble, on traversait et nous nous retrouvions, à proximité d'une scierie, pas très loin du "5/7". On retournait vers le centre ville, en passant par le Revol, puis, en bas du cimetière, arrivée vers la fontaine du centre ville, on prennait à droite, une ruelle étroite et nous atterissions, sur une place qui était à quelques mètres, de notre maisonnée. Une autre balade nous emmenait en direction du Col des Charmettes... La route n'est plus vraiment accessible, un couvent s'est installé, à mi-chemin, et la route est interdite, ... est elle devenue trop dangereuse , Propriété privée ? Zone protégée ? ... Je sais que le col des Charmettes est devenu un désert. Adolescente, j'ai eu la chance de monter jusqu'au sommet de la "Grande Sure", mon grand-oncle nous avait déposé au col en question, une maison ou une auberge existait, était animée et du monde chantait. la dernière fois que j'y suis allée, j'ai vu une bâtisse vide, morte et triste. Du col, nous avons suivi des flèches pour un itinéraire aisé... une randonnée ne néccéssitant pas de cordes ou de piolets.... C'est pourtant difficile, cette ascension, mais quelle joie d'atteindre notre but ! une vue magnifique nous attendait, quelque chose qu'aucune photo ne peut rendre... Nous avons pique niqué, au sommet. Notre repas terminé, nous avons mis nos déchets, dans nos sacs... Mes parents nous avaient appris de longue date, que les papiers ou autres déchets se mettaient à la poubelle, à la maison. Même maintenant, il ne me viendrait pas le geste de jeter, à terre, dans la rue, quoique ce soit. Nous étions, sur le point de repartir, lorque nous avons entendu des gens qui grimpaient le long de l'à-pic... Nous avons attendu, un peu par curiosité. Nous avons vu apparaitre des militaires, je pense qu'il s'agissait des Chasseurs Alpins de Chambéry..... C'était un peu comme une série de diables à ressort qui serait sorti d'une boite, tellement qu'ils sont arrivés vite, là où nous nous trouvions... nous n'étions au bout de nos surprises, lorsque nous les avons vu redescendre par là, où nous étions montés, en courrant... la pente était vive, on avait l'impression qu'ils glissaient le long de la montagne.... Impressionnant ! Sur le chemin du retour, nous avons croisé un gardien de troupeau qui courrait rejoindre son troupeau situé, à gauche du sommet.... nous commençions à nous demander, si tout le monde avait la maladie de la course.... Aprés coup, nous avons compris que c'était là, un concours de circonstance. Plus bas, mon frère et moi, avons vu nos premièrees myrtilles sauvages.... Nous n'y avons pas touché, parce que mon père nous a dit que c'était plus ou moins protègé... pourtant, cela nous faisait envie... Je pense que si la "Grande Sure" n'est aussi accessible qu'avant, c'est probablement parce que c'est devenu une zone protègée....
Une autre belle balade qui nous néccessite une voiture pour une partie du trajet est le "Cirque de St-Même". Il s'agit de l'endroit où le Guié prend sa source. Maintenant, cet endroit est moins accessible, cependant, bien mieux aménagé qu'à mon époque.
Saint-Laurent-du-Pont a été le berceau d'un apéritif "le Bonal"... cet apéritif a toute une histoire et constitue aussi un drame, pour certains. L'usine Bonal ne "fonctionnait", déjà plus, du temps de mon adolescence. Mais, vous devez pouvoir en trouver, dans les magasins de la région, dans les débits de boissons. Mais, vous trouverez plus facilement de la liqueur de "la Grande Chartreuse": vous aurez le choix entre la verte ou la jaune... Il existe d'autres produits créés et vendus, par la communauté des Chartreux, mais, je vous laisse la joie de les découvrir, dans la cave des Chartreux, à Voiron.
Vous devriez pouvoir manger des noix, des myrtilles sauvages, dans différents endroits (conseils : les myrtilles sauvages ne se récoltent pas, sans permission officielle)... Nous sommes proches de la savoie, donc, gratin dauphinois et gâteau de savoie devraient sonner, à vos oreilles ou à vos papilles. La polente fait aussi partie des plats que vous pouvez être amené, à goûter... N'oublions les champignons (le pharmacien du coin devrait pouvoir vous certifier si votre ceuillette est comestible ou non) et le gibier (renseigner avant de tirer sur tout ce qui bouge).
Cette petite ville offre des distractions intéressantes : une piscine non couverte, un cinéma communal (les soirs de fin de semaine), un camping, des restaurants, des hôtels, des petits commerces, une grande surface,.... c'est loin d'être un endroit inerte.
D'ailleurs, je vais laisser libre de naviguer sur différents sites, pour laisser la joie de découvrir, cette jolie petite petites ville.
voici la liste de liens qui devraient vous plaire :
http://www.mairie-st-laurent-du-pont.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Laurent-du-Pont
http://www.pc-securite.dpn.ch/articl/billet_5-7.htm
http://www.communes.com/rhone-alpes/isere/saint-laurent-du-pont_38380/tourisme.html
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